Un peu d'histoire...

1776
Plan géométral de 1778
Plan géométral de 1778

L'origine de l’Institution Notre-Dame La Riche remonte à la fin du XVIIIème siècle. En effet en 1776, le curé de la Paroisse, l’Abbé Boulard lance l’idée de la création d’une Ecole de Charité.

1789
Aperçu de la chapelle
Aperçu de la chapelle

Il affirme disposer d’un local dans le Prieuré Saint-Médard. Le Sommier, "fait et rédigé en 1790 à la requête de Messire Pierre Joseph de Juge de Brassac, prêtre et titulaire du Prieuré par Philippe Lesourd Notaire" précise "qu’on a formé une école de charité de la Chapelle Saint-Médard".

1790
Notre-Dame La Riche vue des bords de Loire vers 1776
Vue des bords de Loire

Il semblerait que cette école ait fonctionné un an avant qu’éclate la Révolution, sans doute dès la fin de la démolition du pilier de "La Riche". Est-ce la création de l’école qui a poussé l’abbé Boulard à démolir ce pilier pour des raisons de sécurité ?  Nul ne le précise. La Révolution bouleverse la situation.

En 1791 le Prieuré Saint-Médard est vendu comme bien national. Que devient alors l’école pendant les années noires de la Révolution ? Des documents parlent d'une petite école à proximité de l'église...

1803
Portrait de Jean-François Guépin
Jean-François Guépin

En 1803, un nouveau curé est installé à la Paroisse, l’Abbé Guespin. C’est une grande figure de l’Eglise de Touraine : ancien curé de Saint-Pierre-Ville, député aux Etats Généraux, Supérieur du Carmel, prêtre réfractaire réfugié à Rome de 1793 à 1802, administrateur secret du diocèse en lien avec le Pape sous la Terreur. Pendant près de vingt ans, Jean-François Guespin mène une activité débordante dans sa nouvelle paroisse. Depuis plusieurs années, il est en lien avec le Père de Clorivière. Plusieurs lettres du Père de Clorivière le désignent par le surnom de "la guêpe" pendant la Terreur. Ils sont très liés au point que Jean-François Guespin devient membre actif consacré de la Société du Cœur de Jésus que de Clorivière vient de créer en prémices d’une restauration de la Compagnie de Jésus.

Jean-François Guespin installe les Carmélites au couvent de Notre-Dame La Riche en les déclarant enseignantes pour satisfaire aux conditions légales imposées par Napoléon Bonaparte. Mais très vite il doit déchanter : les Carmélites sont des contemplatives et non des enseignantes.

1804
L'église Couvent de La-Riche
L'église Couvent

En 1804, l’Abbé Guespin obtient du Père de Clorivière et de Mademoiselle de Cicé quelques Filles du Cœur de Marie, Société sœur de la Société du Cœur de Jésus. L’école Sainte-Agnès prend ainsi naissance sous le Consulat et l’Empire. En 1815, lors de la Restauration, les Carmélites rentrent dans leur couvent et abandonnent leur Ecole de filles à Mademoiselle Puech et Mademoiselle Bourguignon.

1816
L'auberge du St Esprit (XVème siècle)
L'auberge du St Esprit

L’Abbé Guespin installe alors dès 1816 l’école des filles dans l’ancienne auberge du Saint-Esprit au chevet de l’église et dans l’ancien vicariat de la maison de la Messe de Onze heures, place La -Riche.

1818
Statut de l'Association pour la défense de la Religion catholique
Statut de l'Association

Pendant ce temps, l’école de garçons Notre-Dame La Riche fonctionne  toujours sous la forme d’une école de charité. En février 1818, elle doit être fermée en raison du décès du maître d’école, Monsieur Renard. "L’Association pour la Défense de la Religion Chrétienne" animée par M. Cartier dont le frère prêtre était un ancien député des Etats Généraux et ami de Jean-François Guespin, relance l'école.

1818 / 1819
Jean-Baptiste de La Salle
Jean-Baptiste de La Salle

Elle décide, en accord avec le Curé de la Paroisse Notre-Dame La Riche, de faire appel aux Frères des Ecoles Chrétiennes. Mais les Frères manquent de recrues ; ils acceptent de former des novices, mais la Paroisse doit les recruter et financer leurs études. Dès mars 1818,  deux novices, "les sieurs Soclet et Martin sont envoyés à Paris pour être formés d’ici Pâques 1819".

1819
Mgr De Montblanc
Mgr De Montblanc

L’Abbé Guespin rachète la maison de l’ancienne chapelle Saint-Médard pour les Frères. Le Frère Eloi vient visiter les lieux et donne son accord sous réserve de travaux d’aménagement.... Mais , il faut vite déchanter : les candidats  sont renvoyés du Noviciat quelques mois plus tard. Le 3 février 1819, l’Association envoie mille huit cents francs à Lyon pour payer le noviciat de trois jeunes nouvelles recrues. Finalement  Frère Gerbaud envoie en septembre 1819 trois Frères mais...de Nantes.

On n’y croyait plus, selon les dires de Monseigneur de Montblanc, qui écrit à M. Cartier le 15 avril 1819 : "Je ne suis point étonné des sacrifices que fait Monsieur le Curé de La-Riche et des peines qu’il se donne pour l’établissement des Frères des Ecoles Chrétiennes. Le ciel bénira ses efforts ainsi que la persévérance à faire le bien dans sa paroisse malgré tous les obstacles qu’il rencontre. Je crains qu’on soit obligé  d’attendre longtemps les trois Frères qu’on lui promet...".

1820
Un puits artésien creusé en 1848, assure l'alimentation en eau pour l'école et le quartier
Puits artésien

Mais la persévérance de Jean-François Guespin assure le succès. Les trois Frères arrivent pour la rentrée scolaire d’octobre 1819 et sont installés solennellement par Monseigneur l’Archevêque le 31 janvier 1820. A la fin de l’année 1820, Nicolas Simon, curé de la Paroisse Saint-Martin de l’église métropolitaine installe une nouvelle école auprès de la cathédrale, la future école Saint-Gatien. Les six Frères enseignants, le Frère serveur et le Directeur, Frère Alexis vivent dans les bâtiments de l’ancien prieuré Saint-Médard auprès de l’église Notre-Dame La Riche. Quelques années plus tard, une troisième école est ouverte au centre ville près de l’église Saint-Saturnin. L’Ecole Notre-Dame La-Riche devient ainsi le centre des écoles des Frères des Ecoles Chrétiennes de Tours.    La vocation première de celle de Notre-Dame La Riche est d’être une école paroissiale consacrée à l’enseignement primaire des garçons. Les nouveaux maîtres vont la modeler, l’organiser, la gouverner : ils lui donnent un esprit. Sa relative stabilité, pendant plus d’un siècle, lui fait acquérir une base sociale et une forte réputation.

1821
Religieuses du Saint-Esprit
Religieuses du Saint-Esprit

De l’autre côté de la Place La-Riche,  se développe le Pensionnat du Saint-Esprit. En 1821, Mademoiselle Puech et Mademoiselle Bourguignon se séparent des  Filles de Marie pour fonder une nouvelle congrégation portant le voile et l’habit religieux : la Congrégation des Religieuses des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.

1823
Elèves jouant devant la façade du bâtiment principal
Elèves

Pendant tout le XIXème siècle,  les Tourangeaux les désignent sous le nom de "Dames du Saint-Esprit" (du nom de la Maison qu’elles habitent). L’école porte le même nom. Le Pensionnat du Saint-Esprit est réservé aux filles des familles aisées tandis qu'un externat ou école gratuite accueille les jeunes filles pauvres du quartier. En 1823, l’école accueille cent-soixante élèves. Comme celle des Frères, elle associe l’éducation religieuse à l’enseignement élémentaire et pratique.

1857
Cahier de Sylvain Pêche en 1859
Cahier (1859 )

En 1857, l’école Notre-Dame La-Riche devient école communale.

1861
Pensionnat du St Esprit
Pensionnat du St Esprit

Elle le restera jusqu’en 1891; l’école, qu’on tente de laïciser à la suite de la loi du 30 octobre 1886 interdisant aux personnels congréganistes d’enseigner, reçoit alors trois cents élèves répartis en six classes seulement ! Le Pensionnat du Saint-Esprit accueille aussi plus de trois cents élèves. La réputation s’étend loin dans la région : en 1861 la préfecture de l’Indre-et-Loire fait l’éloge de la Congrégation du Saint-Esprit en ces termes : "excellent esprit, exclusivement vouée à l’instruction des jeunes filles : elle comprend un assez grand nombre d’élèves qui reçoivent toutes les meilleurs soins. Ces Dames tiennent aussi une école gratuite pour les jeunes filles pauvres. La Communauté a de l’influence et beaucoup de considération"...

1863
Classe du Pensionnat du Saint Esprit en 1883
Classe du Pensionnat

En 1863, un groupe de Sœurs se sépare de la Communauté pour se rattacher à la Congrégation des Sœurs de Bourgueil. Ces religieuses fondent une école rue Racine. En 1890, les "Dames du Saint-Esprit" fondent l’école Sainte-Geneviève à Luynes. C’est la troisième fondation à l’extérieur de Tours après Montrichard et Pont-de-Bièvre.

1886
Bâtiments de l'Ecole Sainte-Agnès
l'Ecole Sainte-Agnès

En 1886, craignant la laïcisation et une spoliation des locaux qui auraient privé la paroisse de son école, le curé fait construire six classes sur le terrain du Patronage des filles de Sainte-Agnès pour accueillir son école de garçons.

1891
Les enfants sur la Place La-Riche
Place La-Riche

En juillet 1891, l’école Notre-Dame La Riche est laïcisée et transférée à proximité. Le Conseil Municipal décide de rendre les locaux ainsi libérés aux Frères qui y rouvrent aussitôt une école libre. Une concurrence acharnée se développe alors entre les deux écoles. Déjà en 1889, l’école des Frères avait obtenu "les meilleurs résultats de la ville et du département au certificat d’étude !" Pendant que les maîtres s’affrontent par résultats au certificat d’étude interposés, les élèves règlent leurs comptes à la sortie des classes.

1896
La grande maison entre 1896 et 1907
La grande maison (1896/1907)

Le courage dans l’adversité et la ténacité du directeur, Frère Cyrin-Martyr assure à l’école un dynamisme inégalé.
La grande maison de la rue Alleron est terminée en 1896.

La chapelle est restaurée ; Une cour de récréation est aménagée à l’emplacement du potager des Frères et quatre classes nouvelles sont ouvertes.

1906
L'école en 1925 avec les frères enseignants sécularisés
L'école en 1925

A la fin du XIXème, l’école Notre-Dame La Riche accueille environ quatre-cents élèves répartis en sept classes, le Pensionnat et l’Ecole Gratuite du Saint-Esprit trois-cent-quatre-vingt. Les luttes anticléricales du début du XXème siècle et les lois contre les écoles congréganistes ébranlent les deux écoles. Les effectifs fondent à l’école de garçons où les Frères se sécularisent à la suite du décret du 1er septembre 1906.

1907
L'abbé Dalmas vers 1932
L'abbé Dalmas

Les "Dames du Saint-Esprit" refusent la sécularisation et abandonnent leur école. Elles se réfugient, quelques-unes chez les Sœurs de Paramé, les autres s'expatrient en Hollande... Un homme se lève, refuse d’abandonner, il se bat : l’Abbé Dalmas, vicaire de la Paroisse. Il est très attaché aux deux écoles de sa paroisse : il est un ancien élève de l’école des Frères.  En 1907, il rouvre l’école de Filles dans les classes construites en 1886 sur le terrain de la Maison Sainte-Agnès. A la rentrée 1907, trois classes accueillent une centaine de jeunes filles. L’enseignement y est assuré par des laïques.

1914 / 1926
Chapelle de l'Ecole Sainte-Agnès
La chapelle

La première guerre accroît les difficultés des deux écoles. Quelques classes sont réquisitionnées pour les blessés de  guerre. Devenu curé, l’Abbé Dalmas ne ménage pas sa peine pour ses deux écoles. La directrice de l’école de filles se marie... l’Abbé Dalmas préfère faire appel à des religieuses. Il pense aux Sœurs de Paramé qui avaient accueilli les "Dames du Saint-Esprit". A partir de 1920 sous l’autorité ferme de Sœur Marie-Joseph, l’école reprend de l’essor et les effectifs croissent à nouveau : 1922, deux cent cinquante élèves; 1930, trois-cent-cinquante élèves. On doit ouvrir de nouvelles classes : 1921 une classe enfantine, 1926 une classe de préparation au brevet élémentaire.

1930 / 1937
Frère Louis Quaglino
Frère Louis Quaglino

L’école des Frères connaît des difficultés. En 1930, les effectifs ne dépassent pas cent élèves. Mais en quelques années elle se relève grâce au dynamisme de son Directeur Frère Louis Quaglino : 1935, deux cent cinquante six élèves ; 1937, deux-cent-soixante-douze élèves avec huit enseignants.

1939
Premier dortoir Saint-André ouvert en 1939
Dortoir St-André

En 1939, s'ouvre un internat grâce à la ténacité de Roger Verbe et des anciens élèves du Pensionnat Saint-Martin et de Saint-Maurice.

1940
L'atelier du fer
L'atelier du fer

En 1940, l'école accueille à nouveau trois-cent-soixante-seize élèves. Un enseignement technique est créé : l’école assure désormais une formation professionnelle.

1947
Le nouveau dortoir Saint-Dominique
Le nouveau dortoir

Aussitôt après la seconde guerre mondiale, c’est à nouveau la crise : manquant de vocations pour assurer la relève, les Frères décident d'abandonner leur école en 1947. Ils emmènent archives et mobilier. Les Sœurs de Paramé quittent aussi leur école par manque de religieuses enseignantes à peu près dans les mêmes conditions. Les école de la paroisse Notre-Dame La Riche sont menacées de fermeture. Les Amicales des Anciens Elèves réagissent, les parents et les enseignants aussi ; ils n’admettent pas la disparition de leurs écoles. Les plus influents ne ménagent pas leur peine et obtiennent enfin satisfaction. L’Archevêque de Tours nomme le Chanoine Chauvin à la direction de l’école de garçons en juin 1947. Une nouvelle orientation s’annonce : dès la première rentrée, le nouveau directeur rouvre l’internat et l'agrandit en surélevant le bâtiment situé au nord de la chapelle.

1949
La première classe de Seconde de 1949
Classe de Seconde (1949)

L'école n'avait pas accueilli d'internes depuis quatre ans ! Il propose d’ouvrir un établissement secondaire préparant au baccalauréat. Les classes de troisième, seconde, première s’ouvrent donc de 1947 à 1949 : l’école Notre-Dame La Riche si réputée par son esprit familial et chrétien devient l’Institution Notre Dame La-Riche.

1963
L'Ecole Sainte-Agnès vers 1960
Ecole Sainte-Agnès (1960)

Elle gardera les mêmes effectifs jusqu’en 1962 : quatre-cent-trente élèves répartis en douze classes pour vingt-cinq enseignants. En juin 1962, le bon Père Chauvin cède la direction au Chanoine Jean Lablancherie. Pendant ce temps, le Chanoine Dalmas, âgé de 85 ans, reprend son bâton de pèlerin à la recherche d’une autre congrégation religieuse pour l’école Sainte-Agnès. Les Sœurs de la Bretèche acceptent de prendre la relève et l’école Sainte-Agnès connaît un nouvel essor : trois-cent-trente-six élèves en 1963.

1968
Les bâtiments conventuels des Récollets façade Est
Bâtiments conventuels

Sous l’influence de la Loi Debré de 1959 et la pression des réformes scolaires, le Père Lablancherie est amené à modifier sensiblement la structure scolaire de l’Institution . La classe terminale "sciences expérimentales" créée, le lycée consolidé, il faut se mettre à la recherche d’une solution au problème crucial du manque de locaux. En 1968, le départ des militaires de la caserne Marescot est l’occasion du rachat de l’ancien Couvent des Récollets. Mais si l’espace existe, tout est à faire pour l’aménagement scolaire !

1984
Les nouveaux locaux de l'Ecole Sainte-Agnès
Ecole Sainte-Agnès

En 1971, l’école Sainte-Agnès demande à fusionner avec l’Institution Notre-Dame La Riche. L’enjeu est d’importance : la mixité, la croissance brutale des effectifs, la répartition d’un même établissement en trois parties séparées ; tout cela, ne va-t-il pas altérer l’essentiel, l’éducation chrétienne ? L’opinion commune et les nécessités matérielles tranchent. Dès la rentrée en 1971, les nouvelles structures peu à peu se mettent en place. Par delà ces nouvelles structures c'est un nouveau défi à affronter, des habitudes, des mentalités... Le Père Lablancherie le comprend et, de 1973 à 1980  il s’applique à unifier et consolider tout en présidant aux destinées d’un établissement qui de la Maternelle à la Terminale accueille huit cent cinquante élèves ayant à leur service cinquante enseignants et éducateurs.

 

En 1980, de nouveaux défis attendent le jeune directeur M. Jean-Claude Chaussée : la Préfecture demande la fermeture de l’Ecole Sainte-Agnès en raison de la vétusté et de l’insalubrité des locaux. Il faut reconstruire !...

 

La nouvelle direction et l’OGEC misent sur la restructuration de l’Institution pour reconstruire l’école Sainte Agnès et dynamiser le lycée. En septembre 1981, les premières bases d’un lycée technologique sont lancées avec l’ouverture d’une section informatique en Première. En 1983 une section de STS Service Informatique suit. En quelques années, les effectifs du lycée sont multipliés par trois...

 

La rentrée 1984 s’opère avec de nouveaux locaux à l’Ecole Sainte-Agnès et la mise en place de nouvelles structures : les deux écoles primaires sont regroupées dans les locaux neufs. Les effectifs atteignent 400 élèves.

1985
La galerie-cloître construite en 1984
La galerie-cloître

Le collège est désormais seul aux Récollets avec près de 500 élèves

1986
Le nouveau lycée Saint-François
Bâtiments du Lycée

Le lycée accueille plus de 300 élèves sur le site historique de l'Institution. L’enseignement supérieur et la formation Continue sont installés dans un nouvel immeuble acquis en 1983, rue de la Hallebarde. Chaque unité pédagogique reçoit une autonomie avec à sa tête un directeur des études. Pendant cette période les effectifs passent de huit cent soixante-et-onze (1980) à mille-quatre-cent-trente (1989). En novembre 1986, l’administration et la direction de l’Institution s’installent au 30, rue Delpérier...

1988
Chorale de l'Institution en juin 1991
Chorale (1991)

En 1988, chaque unité pédagogique reçoit une dénomination : Ecole Sainte-Agnès, Collège des Récollets, Lycée d’Enseignement Général Saint-Médard et Lycée Technologique Saint-François. Pendant deux ans le lycée technologique est installé dans les locaux de la Grande Bretèche dans l’attente de la livraison des nouveaux bâtiments rue de la Bourde. La chorale de l'Institution devient une fierté de l'école.

1993
Démolition des bâtiments du Lycée Saint-Médard
Démolition du lycée

En janvier 1992, les deux lycées sont transférés dans les nouveaux locaux ainsi que les deux internats, celui des filles installé provisoirement dans l’ancien "Hôtel Idéal" au 11, rue de la Scellerie, depuis 1987 et celui des garçons, installé au 21, rue Gorges Courteline depuis 1939. Le service de restauration suit. Le déménagement réalisé par le personnel et les élèves demeure gravé dans les mémoires. En 1993, les débats sur la loi Falloux et les décisions du Conseil d'Etat empêche le Conseil Régional de construire comme prévu le Lycée Saint-Médard démoli l'année précédente.

1996
Locaux, rue Henri Barbusse
Rue Henri Barbusse

Sur la pression de l'O.P.A.C. de Tours, les municipalités successives empêchent la construction d'un gymnase programmé par l'Institution depuis 1987 rue Dabilly. Les nouveaux locaux du lycée deviennent très rapidement trop petits. L'accueil provisoire des élèves du Lycée Saint-Médard génère une surcharge de plus en plus difficile à vivre. En 1996, l'acquisition des locaux de l'Ecole Supérieure d'Informatique et de Gestion (E.S.I.G.), rue Henri Barbusse permet de soulager l'occupation des locaux du Lycée Saint-François.

1999
Avant projet de réhabilitation de la tour Fort Dodge
Tour Fort Dodge

L'installation d'une banque anglaise, la News Bank à Tours en 1998 est l'occasion de la mise en place d'un partenariat école-entreprise et d'un projet pédagogique basé sur l'apprentissage précoce de l'anglais et le bilinguisme dès la sixième. En 1999, l'acquisition des bâtiments des laboratoires pharmaceutiques  Fort Dodge avec une réserve foncière de 4000 m² mitoyens du Lycée Saint-François conduit l'Institution à abandonner le site de Saint-Médard et le projet de gymnase rue Dabilly.

Eduquer, mission d'espérance
Le nouveau LP Saint-Vincent de Paul
Saint-Vincent de Paul

Aujourd’hui d’autres défis sont lancés à l’Institution : l'extension du Lycée Saint-François, la construction d’un gymnase et la reconstruction du lycée Saint-Médard sur le site de Fort Dodge, puis la réhabilitation des bâtiments conventuels du collège des Récollets sans oublier de répondre à l'attente des jeunes et de leur famille.